Interview Bruno Senna

25 08 2012

Nous venons de passer la mi-saison, est-ce que vous avez vu le temps passer ?

C’est passé plus vite que je ne le voulais à vrai dire. Parfois vous aimeriez vous dire que vous n’êtes qu’au cinquième GP. Mais l’horloge tourne. Et elle tourne plutôt vite en sport. Vivement les neuf prochaines courses.

Quel regard portez-vous sur vos performances jusqu’ici ?

Sur onze épreuves, j’ai marqué des points à six reprises. Et puisque j’avais la possibilité de faire encore mieux, je dois trouver mes axes d’amélioration et les travailler. On peut toujours s’améliorer.

Les qualifications sont-elles le point où vous devez progresser ?

Oui, c’est la clé. Nous avons galéré par moment en qualif’ cette saison, mais des fois ce n’était vraiment pas de chance. Par le passé je m’en sortais mieux en qualif’ qu’en course, mais c’est l’inverse cette année. Je me débrouille mieux le dimanche que le samedi. Je suis une courbe d’apprentissage.

Utilisez-vous différemment vos pneus lors des qualifications ?

Ces pneus sont très particuliers en termes d’énergie tolérée. Parfois en qualif’ vous voulez taper un peu plus dedans mais vous en subissez la contrepartie – vous les flinguez sans pour autant aller plus vite. Les avoir déjà pratiqués la saison précédente aide vraiment.

Êtes-vous confiant pour le reste de la saison ? Vous avez déjà roulé pour Renault sur certains tracés…

Oui, j’aurai un peu plus de recul sur ce qu’il faut faire et ne pas faire. En Belgique, je saurai où attaquer et où faire attention, de même qu’à Monza et Singapour.

Certains disent qu’il faut limiter les forces latérales appliquées sur les pneus, êtes-vous de cet avis ?

Ouais, il faut réduire la durée de braquage. Les vitesses de passage des Bridgestone et des Pirelli sont assez similaires dans les virages lents et moyens. Cependant, les Pirelli ont plus de mal à suivre si vous accélérez ou freinez lors du braquage des roues.

F1 Racing n°163, Septembre 2012








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